DPE au Havre : Ville haute et Ville basse

Mis à jour : juillet 2026

En bref

Le Havre se lit en deux étages séparés par la costière boisée. En bas, la plaine gagnée sur la mer : le centre Perret classé UNESCO, les bassins, le port et la plage, un tissu dominé par le béton de la reconstruction, exposé à la submersion marine. En haut, le plateau, autour de 90 à 100 mètres d'altitude : les anciens villages de Sanvic et Bléville, les pavillons proches de la falaise vers Sainte-Adresse, et les grands ensembles de Caucriauville ou Mont-Gaillard, balayés par les vents.

Ces deux bâtis produisent des DPE différents : béton peu isolé et contraintes patrimoniales en Ville basse, maisons d'avant 1975 et chauffages collectifs de grands ensembles en Ville haute. Les risques diffèrent aussi : submersion et industrie en bas, falaises et cavités en haut. L'état des risques se vérifie par adresse.

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Deux villes en une

La costière, ce coteau boisé qui barre la ville, sépare deux mondes reliés par le funiculaire, des escaliers et quelques rues en lacets. En bas, la plaine alluviale au niveau de la mer : centre Perret, bassins, quartiers Saint-François et de l'Eure, plage. En haut, le plateau de craie, autour de 90 à 100 mètres : anciens villages devenus quartiers (Sanvic, Bléville), lotissements pavillonnaires et grands ensembles, jusqu'à la falaise du cap, côté Sainte-Adresse, commune limitrophe. Deux reliefs, deux histoires urbaines, et des logements qui ne se ressemblent pas.

Ville basse : le béton Perret au niveau de la mer

La Ville basse concentre le bâti de la reconstruction : immeubles en béton armé peu isolés d'origine, sous contraintes UNESCO, où l'amélioration du DPE passe par l'intérieur. L'environnement y ajoute sa part : air marin chargé d'embruns, pluies battantes sur les façades exposées, et une nappe proche qui entretient l'humidité des caves et des rez-de-chaussée. Un logement humide chauffe mal : la ventilation et le traitement des parois froides y sont des préalables à toute rénovation efficace.

Ville haute : pavillons, falaise et grands ensembles

Sur le plateau, le parc est plus éclaté. Les pavillons en brique de Sanvic ou Bléville et les maisons proches de la falaise affrontent des vents quasi permanents venus de la mer, qui accentuent les déperditions par les menuiseries et les combles mal isolés. Plus à l'est, Caucriauville et Mont-Gaillard alignent les résidences des années 1960-70, souvent en chauffage collectif : leur sort énergétique se joue à l'échelle de la copropriété ou du bailleur social. Pour une maison classée F, G ou E, la vente déclenche l'audit énergétique obligatoire.

Le DPE change-t-il vraiment d'un secteur à l'autre ?

La méthode de calcul est la même partout (zone climatique H1a pour toute la commune) : ce n'est pas l'adresse qui fait la classe, c'est le bâti. Mais les deux étages du Havre produisent des profils types différents : béton d'après-guerre en bas, pavillons d'avant 1975 et grands ensembles en haut, avec dans les deux cas beaucoup de passoires. L'exposition, elle, joue sur la consommation réelle et le confort : vent du large sur le plateau, humidité en fond de plaine. Les leviers de travaux, eux, diffèrent nettement d'un secteur à l'autre.

Et les risques ?

La Ville basse, au niveau de la mer, est la plus exposée à la submersion marine (PPR littoral approuvé en 2022) et au risque industriel de la zone portuaire, détaillé dans notre article sur le PPRT du Havre. La Ville haute est davantage concernée par les chutes de blocs en bord de falaise et les cavités du sous-sol crayeux. Dans tous les cas, l'état des risques se génère par adresse et doit dater de moins de 6 mois au moment de la vente ou de la location.

Questions fréquentes

Le DPE diffère-t-il selon le secteur au Havre ?

La méthode est identique, mais le bâti diffère : béton classé et copropriétés en bas, pavillons et grands ensembles en haut. Les classes types et les travaux possibles varient donc, et seule la visite d'un diagnostiqueur tranche.

Quel secteur est le plus exposé aux risques ?

La Ville basse cumule submersion marine et risque industriel du port ; la Ville haute est concernée par les falaises et les cavités. L'état des risques précise la situation exacte par adresse.

Les maisons de la Ville haute sont-elles souvent des passoires ?

Beaucoup de pavillons d'avant 1975, sans isolation d'origine, ressortent en E, F ou G. Leur vente déclenche alors l'audit énergétique obligatoire, en plus du DPE. Des travaux ciblés (combles, menuiseries) font vite gagner des classes.

Le vent marin dégrade-t-il la note du DPE ?

Pas directement : le calcul repose sur la zone climatique H1a, identique pour toute la commune. En revanche, vent et humidité augmentent la consommation réelle et guident le choix des travaux (étanchéité à l'air, ventilation).

Sainte-Adresse suit-elle les mêmes règles ?

Oui : commune limitrophe perchée sur le même plateau, elle relève des mêmes obligations nationales (DPE, audit, état des risques). Seuls les plans de risques applicables changent, ce que l'ERP par adresse reflète.

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